Les conventions internationales se distinguent des autres textes normatifs par leur caractère « contractuel ». Elles traduisent la volonté de chaque Etat signataire de respecter les termes d’un traité. Ceci nous interpelle sur le comportement de l’Etat haïtien à l’endroit des engagements contractés à l’échelle internationale. Nos dirigeants ont la main légère lorsqu’il s’agit de signer des conventions, mais celles-ci ne semblent emporter pour eux qu’une obligation de ratification et de publication. Une fois parues dans Le Moniteur, elles tombent dans l’oubli.
De toutes les conventions internationales que nos dirigeants ont signées puis inhumées, celle relative aux droits de l’enfant mérite une attention particulière. Vingt-et-une années après la publication de ce traité, des milliers d’enfants en moyenne âgés de dix ans vivent encore dans les rues. Plus de deux décennies après sa ratification, elle n’a nullement été appliquée pour freiner ce fléau. Or, vu le contexte socio-politique actuel, marqué par un déchaînement de la criminalité dans notre société, les dispositions de la Convention internationale des droits de l’enfant du 20 novembre 1989 devraient attirer l’attention et porter à la réflexion.
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