Rétention des étrangers aux frontières intérieures de l'Union européenne - cours-droit.fr -->
cours-droit.fr cours-droit.fr

Rétention des étrangers aux frontières intérieures de l'Union européenne

Le juge des référés du Conseil d'Etat a précisé les conditions de rétention provisoire des étrangers à la suite de la réintroduction temporaire d'un contrôle aux frontières intérieures de l'Union européenne.

La France avait en effet décidé de  réintroduire temporairement un contrôle à la frontière de Menton.
Selon plusieurs associations, ces contrôles s’apparentaient à la création d'une « zone d'attente de fait » pour retenir les étrangers non admis sur le territoire français au sein des locaux de la police aux frontières.

Le juge des référés du Conseil d'Etat juge dans ce contexte que:

" Considérant qu'il résulte des dispositions mentionnées au point 3 de la présente ordonnance que, dans le cadre de la réintroduction temporaire du contrôle aux frontières intérieures de l'Union, il appartient aux autorités compétentes de s'assurer que les ressortissants de pays tiers se présentant à la frontière remplissent les conditions requises pour être admis à entrer sur le territoire, et, à défaut, de leur notifier une décision de refus d'entrée, selon les modalités prévues par l'article L. 213-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers ; que la situation des étrangers concernés n'entre pas, en tant que telle, dans les prévisions des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers relatives aux zones d'attente, qui s'appliquent aux personnes qui arrivent en France par la voie ferroviaire, maritime ou aérienne et peuvent être maintenues dans une zone d'attente située dans une gare ferroviaire ouverte au trafic international, dans un port ou dans un aéroport, pour une période allant jusqu'à quatre jours ; que les vérifications à effectuer et le respect des règles de forme et de procédure édictées dans l'intérêt même des personnes intéressées impliquent que celles-ci, qui, dès lors qu'elles ont été contrôlées à l'un des points de passage de la frontière, ne peuvent être regardées comme étant entrées sur le territoire français, puissent être retenues le temps strictement nécessaire à ces opérations ; que, s'il appartient aux autorités compétentes de prendre toutes les mesures utiles pour que ce délai soit le plus réduit possible, il convient également de tenir compte, à cet égard, des difficultés que peut engendrer l'afflux soudain d'un nombre inhabituel de personnes en un même lieu et des contraintes qui s'attachent à l'éventuelle remise des intéressés aux autorités de l'Etat frontalier ; qu'il n'y a, dès lors, pas lieu de juger que le délai maximal devrait être fixé en-deçà du plafond de quatre heures retenu par l'ordonnance attaquée ;"

Référence: CE, ord. 05-07-2017, n° 411575



Sujets choisis

Si vous aimez le contenu de notre blog ،nous espérons rester en contact, il suffit d'entrer votre e-mailً ، pour vous abonner à l'article de blog pour obtenir un nouveau blog et vous pouvez envoyer un message en cliquant sur le bouton à côté de ...

Contactez-nous

Custom Stats

  • 1216

    Posts
  • 0

    Comments
  • 79,403

    Pageviews

Tous droits réservés

cours-droit.fr

2017